• Album : Les Borgnelais(ses) à Cowansville, le 9 août 2009
      <b>sany0208.jpg</b> <br />
  • Sondage

    Faites votre choix?

    Voir les résultats

    Chargement ... Chargement ...

HAITI : A QUI CONFIER L’AIDE ?

Posté par leborgnelais le 27 février 2010

par Maurice Célestin Jr. 432445.jpg Il n’y a pas longtemps, j’avais écrit un texte titré « POUR LA FORMATION DU CONSEIL INTERNATIONAL DE GESTION DES FONDS DE RECONSTRUCTION D’HAITI (C.I.G.R.H.)» Dans ledit texte j’avais posé la question de savoir A QUI CONFIER CETTE AIDE ? Il semble que jusqu’à présent le gros problème post cataclysme demeure la distribution de l’aide internationale. Les grosses sommes promises ont fait naître une  enchère qui semble paralyser les activités à mener aux fins d’apporter secours à un peuple meurtri et aux abois.

On a tout à fait l’impression que les pauvres victimes, que les nombreux amputés ne font plus l’objet de la préoccupation des responsables du pays. Ce qui compte ce sont les avantages à tirer, les contrats à décrocher par les grands minets de l’Etat et du secteur privé, ces corrompus et corrupteurs réputés. Nos dirigeants ne se gênent même pas. Ils affichent ouvertement leur désir, leur soif ardente de recevoir « l’agneau » et montrent, surtout, qu’ils sont prêts à le dévorer à belles dents. Tels de minables pleurnicheurs, de vulgaires chialeurs ils ne cachent pas leurs attitude et comportement d’enfant pleurant pour un bonbon.   « Sic Leo locutus est », le ministre du tourisme a tenu ce langage du lion et de fait a mis la main sur le juteux et gras contrat de reconstruction pour une compagnie dans laquelle il a une part assez importante. En tout cas, au Canada et aux Etats-Unis, que je sache, le simple fait qu’un ministre  aurait été aperçu sur le yacht de monsieur MEVS ou de monsieur BRANDT lui coûterait son portefeuille ministériel. Il serait totalement impensable qu’il accepte à ce que  la compagnie dont il fait partie se présente dans un appel d’offre. D’ailleurs, il y a-t-il eu d’appel d’offre ? Personne ne sait. Cependant, Il n’est pas le seul à ne pas vouloir rater la belle occasion. Les rapaces du pré désastres, les agressifs « ONGistes », les pieux et rusés pasteurs, les « orphélinatistes », les ministres, pourquoi pas, le Président lui même sont tous à l’affût de ce gain facile. C’est beaucoup plus dodu, beaucoup plus substantiel que la période cyclonique qui fait l’affaire des petits rongeurs mais peu suffisante pour engraisser les comptes des grands mangeurs. 

En tant, que défenseurs de l’intérêt national, chers amis Internautes, bénéficiaires de la latitude offerte par le Net,  cette technologie moderne qui nous permet d’atteindre des millions de lecteur, pas des moindres, nous devons conjuguer nos efforts, les multiplier même afin que l’aide Internationale aille vers la reconstruction nationale et non dans les poches des nantis qui veulent devenir encore plus riches et enfoncer davantage nos « anéantis » dans la misère la plus dégradante. L’opportunité offerte par la communauté internationale doit être exploitée au maximum au profit de la relance socio économique d’Haïti. Pas question de laisser les éternels fossoyeurs de la nation s’emparer de l’assistance des pays amis qui veulent enfin nous aider à sortir du sempiternel assistanat. Il est temps qu’Haïti se prenne en main pour résoudre ses problèmes, pour laver ses linges sales. Le moment est venu… nous ne devons pas perdre la chance, cette chance qui passe pour de vrai. La laisser passer reviendrait à dire adieu à l’avenir et ce risque nous coûterait très cher. Pour cela nous devons être réalistes et pratiques. Le nationalisme, en la circonstance, ne doit pas être un paravent derrière lequel se cachent les grands filous, véritables ripous et destructeurs de pays. Monsieur ARISTIDE a offert, pour rien, la souveraineté nationale. Le peuple est bien conscient que cela fait des années que le  pays est politiquement et économiquement occupé. A ce compte, nous ne pouvons plus cacher notre ombilic et jouer à l’autruche. Que cette honteuse occupation étrangère, que cette flagrante perte de souveraineté serve, dit-il, au moins à quelque chose. Qu’elle serve de passage à emprunter par l’haïtien pour atteindre enfin le chemin des lendemains meilleurs. Pour cela, nous devons unir nos forces et réunir nos ressources à l’effet d’œuvrer avec intelligence et loyauté aux cotés de ceux qui manifestent le désir de nous accompagner dans la quête de notre dignité perdue. 

Il faudra, comme nous l’avions dit , que Jean Max BELLERIVE se montre ferme, déterminé et à l’écoute de ceux qui pensent pays. Pas question, pour lui, de chevaucher avec les cavaliers estropiés et vieux jeu. Il doit pouvoir bien appréhender la conjoncture à l’effet de faire un choix intelligent et de prendre des décisions judicieuses. L’heure est grave et réclame des actions urgentes et conjoncturelles. Le gâteau est sur la table mais à qui doit-on confier sa distribution ? L’Etat est non seulement inexistant mais a surtout perdu toute sa crédibilité. Le Premier Ministre lui même admet que la corruption est insupportable dans le pays. L’INTERNATIONAL, aussi,  en est bien conscient. Donc, pas question de faire confiance à ces chats qui rodent autour de l’appât. La grande question reste : A QUI CONFIER L’AIDE ? A l’ETAT HAITIEN  ou aux ONG ? L’INTERNATIONAL semble vouloir jeter son dévolu sur les ONG. Erreur immense à mon sens. Pour moi c’est fuir la pluie pour se retrouver en plein dans un fleuve. C’est du pareil au même si ne n’est pas pire. C’est enrichir davantage ces pasteurs, ces missionnaires gloutons et tous les autres ONGISTES affairistes qui sont en train de se frotter les mains.  

Mais quoi Faire ? Monsieur BELLERIVE devra pouvoir utiliser son ton de PREMIER MINISTRE pour trancher et demander en urgence la formation d’un conseil international de gestion DES FONDS de  reconstruction d’haiti (C.I.G.R.H) . Ce conseil regrouperait des représentants du Gouvernement haïtien  ayant à leur tête le Premier Ministre lui-même, des représentants de la communauté internationale, des représentants  des O.N.G et enfin des représentants de la population. Les membres de ce CONSEIL jureraient sur la bible d’assurer une saine gestion des fonds d’aide destinés exclusivement à la reconstruction totale du pays (reconstruction physique et socio économique d’Haïti).      

Cette idée a été lancée et a, de toute évidence, été reçue avec la plus grande indifférence. Elle a eu le sort réservé à un cri dans un désert. C’est dommage! Mais cette attitude des « négativistes » qui nous dirigent n’aura jamais la force de paralyser voire casser nos élans de patriote convaincu croyant dur comme fer en l’avenir d’Haïti. Haïti ne mourra pas. QUI AURA GAGNE ? QUI AURA PERDU ? Je ne suis pas en mesure de dire que ce sont les « anéantis »qui auront gagné mais ce dont je suis certain, la bourgeoisie voleuse, insolente, rapace, corruptrice, corrompue, répugnante, révoltante, accapareuse jointe à un pouvoir complice, tolérant, pourri, auront un tribut à payer. Ils auront à payer cher leur attitude de secteurs exclusivistes s’accaparant du monopole sur tout. Cette classe possédante tolérée par un Etat délinquant et rétrograde aura à regretter d’avoir voulu tout garder pour elle. C’est, en effet, elle qui a tué la production nationale, c’est elle qui a barré la route à l’investissement étranger, c’est enfin elle qui a tout fait pour garder le peuple dans l’ignorance et dans l’analphabétisme.  Le moment est venu où les cartes doivent être battues autrement. Elles ne doivent pas, non plus, être pipées. Haïtiens, haïtiennes, ne ratons pas la chance. A notre tour de leur barrer la route, à nous d’entraver leurs actions machiavéliques. Que ces gens ne soient plus les Maîtres et Seigneurs de la nation. Ils sont en train de manœuvrer aux fins de se créer une nouvelle forme d’hégémonie. Rendons les hors d’état de nuire, affaiblissons leur capacité de nuisance. La meilleure et la plus sûre façon de le faire est de nous unir, de converger nos forces et nos volontés  avec en tête un seul rêve : celui du renouveau national. L’argent ramassé au nom de nos frères et sœurs victimes de l’après-midi de 12 Janvier doit servir à la concrétisation de leurs rêves longtemps caressés. Cet argent doit envoyer leurs enfants à l’école. Cet argent devra nourrir leurs progénitures et garantir leurs droits au respect et à la santé. Ces sommes ne doivent pas aller dans les banques étrangères. Elles doivent rester au pays pour le développement touristique, pour la relance de l’agriculture, pour l’éducation des petits haïtiens et des petites haïtiennes qui vivent loin du socioconstructivisme et enfin pour l’implantation de la démocratie. L’heure aura sonné. Les conflits haitiano-dominicains seront définitivement résolus par le développement socio économique d’Haïti. L’haïtien n’aura plus à laisser son pays pour aller se faire humilier à coté. Il sera retenu sur ses propres fermes, dans ses propres activités touristiques, dans ses chantiers de constructions et autres. 

Haïtiens, Haïtiennes faites passer ce message. Que ceux-là qui nous aident ne se laissent pas séduire par les chants flatteurs des voleurs qui réclament la gestion des fonds. Le Premier ministre Jean Max BELLERIVE avait dit qu’il n’était point nécessaire que ce soit le gouvernement haïtien qui gère les fonds, l’essentiel est que les donneurs exécutent à la lettre les plans à eux soumis. Qu’on le prenne au mot. 

Que le conseil international de gestion DES FONDS de  reconstruction d’haiti (C.I.G.R.H) choisisse, sur la base de leur compétence, de leur capacité, de leur sens de responsabilité éprouvé, des firmes  capables de remettre sur pieds , selon les normes, les villes qui méritent d’être reconstruites suivant un nouveau style d’habitat étudié en profondeur et susceptible de répondre aux besoins de la population. Tout : éducation, gestion, tourisme, agriculture, élevage, communication, transport, santé, affaires sociales etc.… doit être confié dorénavant à des mains expertes et non à des improvisateurs. J’aurais souhaité voir à la tête du C.I.G.R.H. des hommes ou des femmes  comme LULA, Michaelle JEAN,  ou autres. Un conseil assez élargi regroupant un représentant de chaque continent ne serait pas une mauvaise idée. C’est la bonne occasion de procéder à l’identification de la population haïtienne.  La distribution de l’aide, il n’est pas trop tard, peut aller de pair avec celle d’une carte d’identité. D’une pierre faire deux bons coups. Les forces étrangères pourraient sécuriser des points de stockage de l’aide alimentaire. Des centres informatisés peuvent recevoir les candidats à l’aide, qui viendront réclamer leur carte, genre carte de ‘’Food stamp americain’’. A leur arrivée, ils seront photographiés et enregistrés dans un dossier destiné à les identifier à tout moment. Grâce à cette carte, ils pourront aller réclamer, à la semaine  ou à la quinzaine, la quantité d’aliments  impartie sur simple présentation de cette pièce qui une fois introduite dans le système exhibe la photo et les informations en  relation avec le porteur. Tout ceci pour éviter une double présentation de l’assisté et effectuer une distribution équitable et digne. Qu’on ne me dise pas que c’est compliqué : Un webcam ne coûte que U$ 30 et une clef U.S.B  U$ 18 dollars. Actuellement, une génératrice est en vente promotionnelle à Canadian Tires à raison de 169 dollars canadiens. 

Je ne terminerai pas sans mettre en garde les nostalgiques « coalitionnaires » opportunistes qui sautent sans cesse sur les moindres occasions pour créer du désordre au sein du corps social même endeuillé. Les moments de grandes tourmentes sont les plus favorables pour eux. Sur le Net, on les voit qui se positionnent aux cotés de jeunes loups inexpérimentés mais très agressifs dans la destruction des autres avec la seule intention de monter au créneau suivant le principe du ôte toi que je m’y mette. Ils se préparent avec une extrême hantise à s’accaparer du pouvoir qui, pour rattraper le temps perdu, qui encore pour fructifier leurs avoirs déjà très cossus et qui, enfin, pour se tailler une position que seule la vache laitière appelée Haïti puisse offrir avec tant de rapidité et d’aisance. Il faudra surveiller de près ce monde trompeur qui réclame à tue-tête le départ du Président PREVAL. C’est sûr qu’on ne peut pas faire confiance à monsieur PREVAL, c’est sûr qu’il a donné des signaux clairs qu’il a l’intention arrêtée d’adultérer les prochaines joutes électorales sinon à son bénéfice du moins à celui d’un de ses proches, par exemple de sa femme sortie des cuisses d’une famille riche en fonctionnaires d’Etat. Mais en dépit de tout, PREVAL ne doit pas partir. Il devra arriver au terme de son mandat afin que demain, il n’aille pas, à la manière de son ex-frère siamois ARISTIDE, capitaliser sur le fait qu’il n’a pas pu boucler son mandat pour masquer son incompétence et son insouciance. Soit, on n’ira pas aux élections avec PREVAL,  mais il devra remettre la clef seulement au mois de novembre prochain de sorte que lesdites élections puissent se dérouler démocratiquement dans un climat de paix et de libre choix, somme toute, dans le respect des vœux de la constitution trop souvent violée. Que ces électoralistes qui confondent trop fréquemment vitesse et précipitation prennent conscience et se mettent au coin pour laisser aux autres, à de nouveaux visages le soin de nous parler d’amour. A ces vieux jeux qui ont raté le rendez vous avec l’histoire à cause de leur maladresse et leur manque de sérieux, nous disons qu’ils ont quand même leur rôle à jouer dans la « confection » du tissu social haïtien. Par leur expérience, ils pourront toujours agir en tant que conseillers. On parle de la création d’un conseil de sages appelé à participer à la gestion des affaires du pays. La place de bon nombre d’entre eux sera certainement à ce niveau. Ils pourront mettre à profit leurs pratiques politiques, la triture qu’ils ont acquise durant leur parcours dans le couloir de l’administration publique qu’ils sont appelés à aider à changer  car , pour beaucoup,ils la connaissent comme leurs dix doigts. 

J’ai dit… Que ceux-là qui disent vouloir nous aider à sortir du trou ne se laissent pas avoir car se serait bien malheureux pour un pays qui, presque arrivé au bord de la margelle, aurait perdu l’ultime chance de sortir du puits. 

A QUI CONFIER L’AIDE EST LE POINT LE PLUS IMPORTANT DANS LA CONSTRUCTION DE LA NOUVELLE HAITI. 

LECHAPEAUTEUR 

Maurice CELESTIN 

lechapeauteur@yahoo.com 

www.lechapeauteur.unblog.fr 

Laisser un commentaire

 

Sanga' G |
EL FADJR A VOTRE SERVICE |
LIONS CLUB |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LA PAGE DU FLE
| Accès Cible
| URAFCGT 62-59