• Album : Les Borgnelais(ses) à Cowansville, le 9 août 2009
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FREDLYNE ET GREGORY

Par Maurice CELESTIN 

stcharles3.jpg Nous sommes au mois de Novembre, plus précisément le 4, jour de la Saint-Charles Borromée, patron de la ville du Borgne. Une foule en liesse, composée de borgnelais et de leurs amis, de pèlerins et de visiteurs venus de tous les coins du pays et de la diaspora (Miami, New York, Canada) investit les rues de la ville. Les grands transporteurs affichent «Villa Saint Louis du Nord», «Villa Petit-Goâve», «Villa Port-au-Prince», autant dire qu’ils viennent de partout et d’aussi loin que les villes des Cayes et de Jérémie pour rendre un hommage à Saint-Charles pour bienfaits reçus ou pour solliciter des faveurs.

La ville est pleine à craquer, ses rues grouillent de monde car personne ne veut manquer ce rendez-vous champêtre automnal. On est comme dans un marché. C’est ça le visage de « La Saint-Charles » dit le populaire PITAMOR (fils de morts) de sa voix grave et perçante. Que nous sommes bêtes, nous les hommes : jeunes et vieux, hommes et femmes! Personne ne veut mourir ou plutôt, tous veulent vivre vieux mais sans subir les effets naturels du temps qui passe. Nous ne voulons pas mourir du moins nous voulons tous vivre vieux mais pourtant, souvent, nous souhaitons voir passer le temps tandis que c’est le temps qui nous conduit vers la tombe. Eh oui, c’est le temps qui nous conduit inexorablement vers la tombe car «chaque instant de la vie est un pas de plus vers la mort».

Dans l’euphorie de cette journée exceptionnelle, toute la ville attend impatiemment la tombée de la nuit. Les jeunes surtout comptaient les heures, et, volontiers, auraient, s’ils le pouvaient, donner une bousculade au temps pour voir arriver 7 heures P.M., heure à laquelle les scouts de Port-au-Prince et du Borgne donnent leur spectacle prélude aux grands bals traditionnels des orchestres rivaux : Septentrional et Tropicana d’Haïti. Les deux troupes « scoutiques » portaient le même nom : « SAINT-CHARLES ». A 7 heures P.M., le marché public était noir de monde. Enfants et adultes formaient une foule compacte, on dirait un tapis de chair devant le rassemblement des disciples de Baden Powell. Ces derniers ne tardèrent pas à se produire pour la délectation de leur public attaché à leurs lèvres et suivant leurs moindres gestes. Les applaudissements pleuvent. Les prouesses du jeune Port-au-Princien Grégory étaient exceptionnelles. Les jeunes filles étaient électrisées. Le cœur de Fredlyne battait très fort et finalement avait le feu dans les sens car les yeux huilés, le regard déshabilleur, la charpente du jeune scout l’avaient complètement renversée. C’était le coup de foudre. Chez nous on dit que celui ou celle qui aura trouvé la « pierre d’orage» aura rencontré le bonheur. Fredlyne avait reçu le coup de foudre, il lui restait à trouver «la pierre d’orage». Dans son fond intérieur, elle savait que cette pierre serait au bal.

Après le feu de camp, elle voit Ti MICHEL en compagnie de Grégory. Ti Michel va à l’école à Port-au-Prince. C’est un bonhomme de Capital c’est-à- dire évolué et riche en grandes relations, relations de gens proches des grandes sphères ayant contact avec la mouvance  des hautes activités du pays. Sans perdre de temps, elle approche Ti Michel pour savoir à quel bal va danser Grégory et par la même occasion faire sa connaissance. Ceci étant fait, Grégory lui confie qu’il sera au TROPICANA sans faute et qu’il serait heureux de pouvoir la faire danser. Pourquoi pas, répond promptement Fredlyne avec un large sourire mettant en relief ses belles dents à la blancheur nacrée. Elle s’est excusée car elle devait partir  s’habiller pour se rendre à la soirée dansante.

Au bal, le met était prêt, il ne restait qu’à le réchauffer. Les envoutants morceaux exécutés par l’orchestre TROPICANA étaient tous de nature à s’occuper de pareille tache. Gregory s’est montré aussi habile en dansant qu’à faire rire. La soirée était superbe et pour lui et pour elle. Les deux jeunes gens ont passé toute la nuit à exprimer verticalement leurs désirs horizontaux. Mais, il n’y a pas de plaisir sans fin. Grégory devait, après le bal, reprendre la route pour retourner à Port-au-Prince. La voie épistolaire devrait être leur seule voie de communication. Ils ont échangé leurs coordonnées tout comme ils ont échangé de doux baisers. Grégory est parti avec la mémoire remplie du regard de Fredlyne, cette fille au corps rappelant la forme d’une bouteille. Ses stéatopygies bilatérales et antéropostérieures  hantaient les nuits de Grégory. Mais les lettres, qu’il recevait à un rythme régulier, avaient l’effet de calmer sa nostalgie et son envie folle de revoir Fredlyne, sa «symphonie inachevée». L’échange d’écritures se faisait profus puis un jour il a pris une tournure toute singulière.  Ce n’était plus le temps de parler uniquement d’amour. C’était le temps, pour Fredlyne, de tirer son Grégory qu’il aime tant d’une impasse dangereuse et même mortelle. Gregory, son GREG chéri lui apprend qu’il consomme de la drogue.

Depuis, leur correspondance a pris une toute autre allure

À suivre…  LECHAPEAUTEUR                                                                    Maurice CELESTIN 

 www.lechapeauteur.unblog.fr 

2 Réponses à “FREDLYNE ET GREGORY”

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